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Perspectives de développement et tensions aux achats : le plan d’action du Groupe Ducerf pour tripler ses approvisionnements internes d’ici à 2027

il y a 1 mois
Perspectives de développement et tensions aux achats : le plan d’action du Groupe Ducerf pour tripler ses approvisionnements internes d’ici à 2027

Sécuriser la matière, maîtriser la qualité des produits et être agile ! Face aux crises récentes, le Groupe Ducerf s’adapte aux différents besoins et investit massivement. Comment ? En poursuivant la modernisation de l’outil industriel. Numérisation, automatisation, nouvelle ligne de transformation, le plan d’action engagé définit des objectifs clairs : « D’ici à 2027, la moitié du bois utilisé par nos sites de deuxième transformation proviendra directement de notre scierie bourguignonne, contre 15% aujourd’hui. Grâce à la valorisation de la ressource en interne, à son optimisation et à l’augmentation des capacités de production, ce choix fort nous permettra de sécuriser encore un peu plus les approvisionnements du Groupe dans un contexte de tensions inédit aux achats. » Et poser les bases de la scierie de demain.

Tout est parti d’un constat. « Aujourd’hui, 85% du bois que nous utilisons en deuxième transformation pour de l’aboutage provient de nos fournisseurs historiques, des scieries partenaires, explique Edouard Ducerf, PDG du Groupe Ducerf. Or le maillage hexagonal des acteurs de première transformation se réduit année après année alors que c’est le cœur de métier de notre entreprise familiale. Dans un contexte de forte demande, notre réflexion engagée pour sécuriser nos approvisionnements a pris d’autant plus de sens. » En effet, le nombre de scieries tricolores a été divisé par 10 depuis 1960 : quelques 1 308 scieries étaient dénombrées en France fin 2020, selon le ministère de l’Agriculture. Faute de repreneurs ou d’investissements suffisants, près de 50 fermetures sont ainsi enregistrées chaque année.

 « Notre ambition ? Accélérer l’intégration de la 1ère et de la 2ème transformation afin d’augmenter notre part d’approvisionnement en interne et ainsi atteindre nos objectifs de développement. »

« Secteur jugé peu attractif en 1ère transformation par les potentiels investisseurs, avec en cause la nécéssité d’apporter beaucoup de capitaux et une rentabilité observée dans la filière plutôt modeste, des scieries continuent de disparaitre. Parallèlement à cela on constate une concentration des acteurs de la filière bois restants, qui absorbent seulement une partie des volumes de bois de ces structures disparues, le reste échappant à la production nationale », poursuit Edouard Ducerf. « Autrement dit, les produits nécessaires à notre deuxième transformation, ces petits morceaux de bois générés par les scieries que nous valorisons par l’aboutage, nous font défaut au profit de l’export. Nous devons donc nous réorganiser face à cette réalité et moderniser notre outil de production pour atteindre nos objectifs. » Car c’est bien la pérennité du Groupe qui est en jeu.

Réputé pour son savoir-faire et sa capacité à stocker la matière, le Groupe s’emploie désormais à sécuriser ses approvisionnements en bois destinés à la deuxième transformation, que ce soit pour des panneaux et carrelets lamellés collés, massifs, lames de terrasse et bardages ou platelages bois. « La demande du marché est forte et il est fondamental pour nous d’avoir la capacité de répondre à l’ensemble des besoins, en volumes, en qualités ou en types d’essences recherchés », souligne le PDG. « C’est donc une vraie valeur ajoutée pour le Groupe Ducerf que de maîtriser l’intégralité de la chaîne de production en France. C’est un engagement fort au service de notre indépendance. Car sécuriser nos approvisionnements, c’est sécuriser l’approvisionnement de nos clients. C’est un point d’honneur que nous mettons en tant que fournisseur fiable. » Pas question pour autant de se couper des fournisseurs actuels. « Ils sont précieux, nous sommes très attachés à ces partenaires et notre relation est appelée à se poursuivre. Notre stratégie consiste simplement à augmenter nos volumes issus du groupe afin d’atteindre nos objectifs de développement. »

« Avoir une logique opérationnelle intégrée est la clé pour perdurer »

Pour ce faire, les équipes expérimentées d’acheteurs de grumes renforcent leur coopération avec l’amont forestier : propriétaires forestiers privés ou institutionnels, sociétés et coopératives… Les échanges sont nourris. « C’est une nécessité », pointe Jean-Marie Ducerf, directeur industriel du groupe. « Nous notons qu’une partie de la forêt est encore aujourd’hui insuffisamment exploitée et valorisée, comme par exemple certaines essences tel que le hêtre ou le châtaignier, ou encore une partie de la ressource qui est aujourd’hui uniquement utilisée comme bois énergie. A l’avenir, l’idée est d’avoir la capacité de les traiter pour obtenir des produits à plus forte valeur ajoutée et plus rémunératrice pour l’amont forestier, tout en étant davantage créateur de valeur de notre chaîne de production. »

Avec comme sujet sous-jacent, la réactivité. « En orientant notre scierie traditionnelle vers des produits plus manufacturés pour leur apporter plus de valeur, nous répondrons à un besoin de plus en plus prégnant qui émane des industriels de la filière bois », décrypte Thibault Chastagnier, responsable du pôle seconde transformation. « De plus, intégrer l’approvisionnement des unités de seconde transformation va conduire automatiquement à un gain de temps et un accroissement de notre réactivité, là où nos clients attendent du sur-mesure et une souplesse importante de notre part. C’est d’ailleurs cette réactivité qui fait déjà souvent la différence, à côté de la qualité et du prix », relève-t-il. Et Edouard Ducerf d’ajouter : « La scierie de demain se conçoit aujourd’hui dans un contexte de tensions importantes / conséquentes sur la matière et de difficultés d’approvisionnement. Notre niveau de stock est déjà un point fort pour surmonter la problématique. Mais avoir en parallèle une logique opérationnelle intégrée sera la clé pour perdurer ! »

Scierie de demain : les étapes stratégiques du plan d’action

Notre ambition est donc d’accélérer notre développement pour répondre à ces enjeux vitaux. Pour sécuriser nos approvisionnements, maîtriser la haute-qualité de nos produits et en développer de nouveaux, nos intentions sont claires : « nous avons comme objectif de multiplier au moins par 3 notre capacité à fournir en interne nos sites de deuxième transformation d’ici 3 ans », avance Edouard Ducerf. « Concrètement, cela signifie qu’à l’horizon 2027, ce ne sont plus 15% mais 50% de la production, en chêne principalement, de deuxième transformation qui proviendront de nos scieries bourguignonnes. Nous pourrions être amenés à nous diversifier davantage en augmentant le volume scié d’autres essences comme le hêtre ou le frêne par exemple. Et voici notre plan d’action pour y parvenir. »

  • Phase 1 : déploiement d’une nouvelle ligne de transformation

Moderniser l’outil de production sur le site de la scierie est indispensable. Et nous nous y employons pleinement ! Comment ? Grâce à un outil dédié.

Ce nouvel outil se consacrera à la fabrication de produits pour la deuxième transformation, comme les bois aboutés. « Pour ce faire, des technologies 4.0 connectées et prédictives telles que des scanners vont être intégrées », précise Benoît Besseau, ingénieur recherche et développement du Groupe Ducerf, qui a réalisé une thèse sur le sujet.

Le but ? Obtenir de grandes cadences de production tout en gardant un tri qualitatif optimal de la matière et en accroissant notre souplesse pour répondre aux besoins sur-mesure spécifiques et ponctuels.

Très attaché à la matière qu’il transforme, le groupe Ducerf souhaite donc l’optimiser au mieux. Cela s’inscrit aussi dans le cadre d’une meilleure valorisation des chênes de qualité secondaire et du développement de nouveaux produits bois, dédiés notamment à la construction.

  • Phase 2 : augmentation de 20% des capacités de production en seconde transformation

Dès lors que la scierie sera capable d’approvisionner plus massivement la deuxième transformation, nous passerons à la vitesse supérieure ! Une hausse de nos capacités de production ira donc de pair, tout en structurant l’outil.

Des investissements sur les lignes existantes et de nouveaux équipements sont prévus, avec comme objectif une meilleure productivité.

La diversification des essences traitées sera également un point déterminant. « Car aujourd’hui, un quart des volumes absorbés en deuxième transformation ne sont pas du chêne, ce qui est loin d’être négligeable », rappelle Thibault Chastagnier. « La modernisation globale de nos outils permettra d’augmenter ces parts pour répondre aux besoins du marché ».

Résultat ? Les volumes traités en deuxième transformation progresseront sur la période de 20% tout en étant sécurisés en amont par les développements de la scierie Ducerf. La boucle sera bouclée !

Conditions de travail améliorées, impact environnemental positif… Le cercle vertueux de la démarche engagée

« C’est la conséquence naturelle de la modernisation de notre outil industriel : de nouveaux postes vont être créés, accompagnés par une montée en compétences des équipes internes », s’enthousiasme Jean-Marie Ducerf. Moins de pénibilité, plus de confort, un accompagnement fort… Les conditions de travail vont là aussi s’améliorer. « Nous allons être encore plus attractifs sur tous ces emplois, avec un besoin accru de personnel qualifié. La formation sera un enjeu majeur », explique-t-il.

Autre bénéfice notable de cette stratégie de sécurisation des approvisionnements et de maîtrise de la qualité des produits, c’est l’impact environnemental qui en découle. « En deuxième transformation, nos fournisseurs se trouvent dans un rayon moyen de 270 kilomètres autour de nos sites de production, détaille Thibault Chastagnier. Demain, avec un volume passant par la scierie qui proviendra à 50% des régions voisines, l’impact lié au transport sera considérablement réduit. »

Une stratégie qui se veut visionnaire

Par ailleurs, l’augmentation des volumes transformés va également générer davantage de produits connexes, chutes courtes, sciures, plaquettes ou encore écorces. Leur valorisation, indispensable, va permettre de proposer aussi une énergie plus verte. « Cela ouvre de belles perspectives de développement, tout en accentuant notre démarche positive ! » note Edouard Ducerf.

Visionnaire, l’entreprise familiale poursuit sa mue. Le Groupe Ducerf prouve une nouvelle fois sa capacité d’innovation et d’investissements importants face à une conjoncture évolutive. En triplant ses approvisionnements internes en cinq ans, ce plan est à la fois ambitieux et réaliste.  « Il garantit la qualité de nos produits, notre indépendance et celle de nos clients. Un plan à la hauteur des enjeux de la filière bois et des nouveaux débouchés qui se présentent aujourd’hui. » Action !

 

 

Perspectives de développement et tensions aux achats : le plan d’action du Groupe Ducerf pour tripler ses approvisionnements internes d’ici à 2027
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